Bienvenue à Jigo !

Visite à Jigo
Aôut 2004


 Bonjour à tous les amis de Jigo,

Le château d’eau est monté. Le prochain objectif est la mise en place des canalisations qui desserviront l’école, le centre du village et le centre de santé.

Ablo est à la recherche d’une citerne afin d’éviter la construction d’un réservoir pour le périmètre maraîcher. Il est très actif en matière de récupération, ce qui permettra de limiter le coût de la réalisation.

Le périmètre maraîcher est ensemencé, la clôture va être posée. Ablo a commencé a faire une réserve de céréales en prévision de la période de soudure de fin d’année.Il semble qu’il s’agit là d’une ébauche de grenier villageois que nous pourrions soutenir.

Les réparations de l’école seront faites cet hiver, la saison des pluies qui sévit actuellement entrave l’accès au village ainsi que les déplacements.

La parité semble se rétablir parmi les nouveaux collégiens puisque sur 9 nouveaux, 4 sont des filles...

Voici les résultats scolaires de nos deux derniers lycéens :

- Bimandjie DIARRA, né vers 1987, élève de 10ème science (2nde scientifique): moyenne de 9,41/20. Il redouble.

- Salika COULIBALY, né vers 1986, élève de 10ème lettre (2nde littéraire) : moyenne de 10,85/20. Il passe en 11ème lettre.

Il faut savoir que peu de lycéens ont la moyenne et qu’ils sont mis à la porte si leur moyenne est inférieure à 7. Les résultats de nos deux lycéens sont loin d’être catastrophiques. Le bac est obtenu actuellement par 30% des lycéens avec une moyenne qui est fixée à 8,5. Seulement 6% des élèves ont plus de 10 au bac...

Le village de Jigo dispose déjà d’équipements habituellement réservés à des agglomérations plus importantes ( école, centre de santé). Le château d’eau va permettre en outre l’extension du maraîchage. Le village est habité par les Bambaras (peuple de cultivateurs), Or, les cultures nécessitent de l’engrais. Les paysans ont connu des difficultés lors des achats d’engrais de cette année (coût prohibitif). Les villages Peuls qui possèdent un cheptel rencontrent moins ces problèmes, disposant d’engrais naturel. L’introduction d’un cheptel à Jigo searit probablement bénéfique. Néanmoins, les habitudes culturelles sont difficiles à modifier, et les deux communautés ont des villages séparés. Pourtant, actuellement, le village de Jigo accueille (sous l’impulsion de Ablo), une famille Peule.

Un container avec des panneaux solaires destinés au château d’eau doit partir d’Amsterdam cet hiver. Mme Ormsby a effectué des achats pour l’association auprès d’Antoine Dembélé (bogolans traditionnels), auprès de Mohamed Dicko (colliers d’ébène) et auprès d’un marchand de colliers de MOPTI.

Eugénie Ormsby - Août 2004