Le projet apparaît comme un projet charnière
dans le cadre du développement rural.
Le
village de Jigo représente, depuis plusieurs années,
un pôle pour les villages environnant puisque disposant
d'une école fondamentale qui fonctionne actuellement avec
6 maîtres fonctionnaires de l'Etat.
La question de l'éducation rurale y est donc
pleinement abordée : un module d'alphabétisation
pour adultes, un micro terrain de maraîchage pour les travaux
pratiques de élèves, et un appui scolaire pour les
collégiens, ainsi qu'une toute nouvelles bibliothèque
et un terrain de port sont autant d'éléments à
la fois attractifs qui permettent d'assurer un véritable
développement local. La construction d'habitation de qualité
pour les maîtres renforce cette attractivité.
Un atelier de réparation de bicyclettes témoigne
du désenclavement et de l'autonomie artisanale.
C'est dans ce contexte, auquel il faut ajouter la
présence d'un Centre de Santé totalement équipé,
que le projet se situe.
Le château d'eau et la station de pompage
en sont la base.
C'est à partir de cette structure que
sont prévus :
On note les aspects évidents de santé
publique à travers le ravitaillement en eau potable, la
mise en fonctionnement du centre de santé et les règles
d'hygiène pouvant être popularisées dans le
réseau scolaire et extra-scolaires (les maîtres sont
sensibilisés aux eaux usées, leurs logement étant
en train d'être équipés de fosses septiques
et d'assainissement).
Le terrain de maraîchage prévu est
l'élément économique crucial :
Il est en ce moment en cours de réalisation,
financé par Badénya Ton. Il occupe une surface de
2500 m² et comprend un bassin de réserve de 16 m 3.
Outre le fait qu'il permettra aux villageois une
alimentation plus équilibrée et une capacité
plus grande de faire face en période de soudure, il aura,
par vocation, le développement des cultures, en partie,
destinées à la commercialisation, donc génératrices
de revenus tout au long de l'année.
La diffusion d'une technologie adaptée sera
facilitée par le fait que les jeunes générations
sont en partie alphabétisées et qu'un atelier d'outillage
agraire existe sur place. La dynamique ainsi engendrée
doit déboucher sur des activités rurales et artisanales
fonctionnant tout au long de l'année et assurant des conditions
de vie décentes à tous les habitants du village.
La population féminine sera grandement
bénéficiaire du projet :
Le projet allègera les corvées d'eau
et soulagera les femmes qui seront aussi associées à
l'éducation sanitaire fourni à la fois par le Centre
de Santé et par les instances scolaires. Le maraîchage
sera principalement effectué par les femmes réunies
en Ton villageois et géré comme tel.
Dans ce contexte de décentralisation, le développement
économique contribuera à pérenniser les infrastructures
(santé, éducation, socioculturel) en faveur des
populations de plus en plus autonomes et citoyennes.
L'eau, les structures sanitaires de base et l'éducation
de base sont les trois vecteurs d'un développement qui
assure un équilibre à une population qui, indiscutablement,
apprécie son environnement et pourra évoluer dans
celui ci.
En conclusion :
Les besoins de ce projet sont d'environ 45 000
000 FCFA.
Les partenaires de Jigo disposent actuellement de
14 000 000 (cela correspond au 30% de la somme globale) dont 7
600 000 CFA en cours d'utilisation pour le périmètre
maraîcher.
Le besoin de financement se maintient donc à
environ 32 000 000 de FCFA.